L'histoire

Le pull lopi

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-L'histoire :

 

(Source : Hélene Magnusson )

 

Le mot "lopi" qui se prononce "lopay" vient du mot "lopapeysa" qui provient du lointain mot français "paysan".

 

Le tricot fait intimement partie de la culture islandaise. Peuplée vers la fin du 9ème siècle essentiellement par des Vikings hors-la-loi ou des fugitifs norvégiens, l’Islande n’est cependant pas entrée en contact avec le tricot par l’intermédiaire de ses voisins scandinaves, mais de marchands anglais, allemands ou hollandais. Le tricot traditionnel islandais s'est réellement répandu dans toute l'île au 16eme siècle, amené par les marchands anglais, allemands et hollandais.

 

Son succès tient beaucoup à sa facilité de réalisation et son fort petit encombrement comparé au tissage sur métiers.

 

Son développement a aussi été favorisé par l'abondance de la laine fournie par les moutons islandais, une race d'Europe du Nord venue avec les premiers arrivants et qui est restée pure jusqu'à nos jours.

 

En Islande, toute la population tricotait, tous âges et sexes confondus : hommes , femmes et enfants .

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Les circonstances dans lesquelles le tricot s'est développé pouvaient en expliquer certains aspects . Quand le tricot est devenu populaire, l'Islande était déjà entrée dans la période de "La longue nuit", qui a duré de la fin du 14eme siècle jusqu'au milieu du 19eme siècle. Ayant perdu son indépendance,l'île est devenue une province danoise et se retrouva géographiquement et politiquement isolée.

 

Les conditions de vie très difficiles, les catastrophes naturelles (tremblements de terre et irruptions volcaniques )qui tuaient les animaux et engendraient famines et misères, pas seulement en Islande d’ailleurs, les cendres se répandant partout en Europe et font que la population ne dépasse pas les 40 000 habitants au 18eme siècle.

 

Les islandais tricotaient tout le temps, autant qu'ils le pouvaient et partout : dans la pénombre des maisons ou dehors en marchant. Le tricot se faisait presque exclusivement en rond sur de longues aiguilles à doubles pointes et parfois, 2 personnes tricotaient le même pull en rond à 2 , en se faisant face. Le tricotage des chaussettes se faisait au début de l'automne : la laine travaillée durant la journée était tricotée le soir. Les hommes, tricotant en vaquant aux travaux de la ferme, produisaient jusqu'à 4 ou 5 paires de chaussettes par semaine.

 

Les islandais tricotaient pour leurs besoins personnels mais aussi pour l'explortation . L'économie du pays était basée sur la pèche et le tricot constituait une monnaied'échange contre d'autres produits manquants dans l'île. Les tricots islandais tenaient leur réputation de la laine qui était chaude, déperlante, imperméable et légère.

 

Les islandais tricotaient tous leurs vétements personnels , de la tête au pieds et toujours en rond, avec des aiguilles très fines au 19eme siècle et on feutraient ensuite le tricot pour plus de solidité et de chaleur. Les vétements issus de cette méthode étaient tricotés en jersey endroit avec des bords en côtes et très près du corps.

 

Les particularités du tricot islandais sont la perfection des techniques et la minutie apportée aux détails ainsi que l'exploitation de la laine et de toutes ses possibiltés et enfin l'utilisation des ressources et des couleurs naturelles.

 

Les islandais étaient habiles pour produire beaucoup à partir de peu de matière première. Malgrès son histoire ancienne et riche, le fameux pull lopi " lopapeysa" n'a que 50 ans d'existence et la laine lopi, non filée, date des années 1900.

 

L'indépendance politique de l'Islande fut le tout premier des grands changements sociaux du 20eme siècle. Le progrèsa profondement révolutionner la vie islandaise. Le tricot fait main a décliné et les exportations ont diminué pour cesser en quelques décénnies. Tandis que les hommes ont arrété de tricoter, les femmes ont , quant à elles , continuer le tricot comme un loisirs et un art.

 

Même si le tricot est toujours un élément culturel incontournable, les méthodes disparaissent avec le temps qui passe .Cependant, le tricot reste toujours une des matières enseignées à l'école.

 

Les marins français affectionnaient les pulls islandais , chauds , légers ,resistants et déperlants. C'était le pull parfait pour les climats peu cléments. Ces pulls, tricotés en rond , avaient quelquefois des rayures mais les lopis aux motifs géométriques connus de nos jours ne sont réellement populaires que depuis les années 50.

 

De nos jours, au début du 21eme siècle, on connait un regain d'intéret pour le tricot qui n'avait jamais disparu.

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